Reflets d’une époque où la mécanisation n’existait pas… (Les Chroniques du Temps…)



Je vous emmène grâce aux notes écrites par l'une de mes tantes à une promenade à travers le temps

Hommage à mon Père
Esprit novateur en matière commerciale. Dans les années 55 / 60, au moment où la plupart des vignerons vendent au négoce traditionnel la totalité de leur vin en vrac, c’est à dire en fût (dès que le cours sont établis – suivant la qualité et suivant le millésime)…, mes parents ont décidé d’élever leurs vins et de les mettre en bouteilles. D’abord avec une partie de la récolte, puis très rapidement la totalité de la production du domaine.
Le premier millésime a été mis en bouteille en 1955, avec une tireuse à deux becs, soir après soir, tonneau après tonneau, les premières bouteilles reposent en cave.

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Avec ma mère, ils ont choisi avec soin l’ habillage et le choix de l’étiquette. C’est le début du marketing car, dès lors, ils ont commencé à se déplacer en suisse, en Belgique et dans les pays nordiques, afin de présenter leurs vins à des marchands , à des importateurs et à des restaurateurs, avec le souci d’une relation directe. Ils sont rapidement arrivés à des notions de distribution et même sur certains marchés à des exclusivité.
Mon père a toujours été d’avant garde, en avance sur son temps et visionnaire.

Dans le même temps, naturellement chaleureux , avec ma mère, ils commencent à recevoir à la propriété. Les clients dégustent et sont reçus comme des amis de longue date avec des explications très détaillées. mes parents ont fait passer avec générosité un message et ont donné l’envie d’apprendre et de comprendre le vin à beaucoup de clients. C’est l’époque où les gens commencent à se déplacer, viennent en Bourgogne un week-end. C’est l’époque où l’on commence à se passionner pour le terroir.

Mon père, toujours soucieux de faire bien….. et mieux encore…. fait partie d’un groupe
de discussion -sur les plans de vigne et les clones, sur les méthode de plantation et leur avenir, sur la mécanisation etc.. Entre professionnels du même métiers, les avis s’échangent et chacun fait part de ses essais.

Avec un goût très développé, et le vin et la cuisine pour passion, il était normal de rencontrer des restaurateurs, dont les plus célèbres, et de lier des relations d’amitié fidèle. Table ouverte chez leurs amis Troisgros, Bocuse, Girardet pour n’en citer que quelques un. Voilà posé la trame d’un travail de longue haleine, voilà semé chez moi la passion d’un métier qui a tant de facettes.

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AUJOURD’HUI

Ma philosophie s’appuie sur toutes ces recherches, avec en plus l’immense souci du respect du sol, et de l’environnement.

  • Notre terre est précieuse et doit être préservée.
  • Partout dans le monde, on plante de la vigne.

    Mais chaque endroit est unique, et les racines, qui descendent jusqu’à 5 mètres…. et plus, ….
    puisent les minéraux du sol, et les restituent dans le raisin dont ils signent l’ identité exclusive de chaque cépage, de chaque plante face, à la région dont il est isssu.

    Dans le monde, la notion de Vin s’est vulgarisé, c’est à dire diffusé, répandue.
    Les clients ont lu, goûté, comparé.
    Le vin est devenu un art de vivre, en plus de sa notion de patrimoine d’une région.

    Des vins délicieux sont produits dans le monde entier. Ils sont bus et appréciés dans différents contextes, à différentes époques de l’année.

    Le Pinot noir est le cépage le plus fragile au monde, le plus sensible à l’oxydation, le plus difficile à adapter et à implanter sur un sol.
    La Bourgogne, depuis des siècles lui offre sa terre pour berceau. Et c’est ici qu’il exprime toutes ses nuances : Finesse et bouquet, avec souplesse, concentration et harmonie, chaque appellation est complexe .

    Les vins sont à leur apogée au bout de quelques années et développent des nuances d’aromes évolutifs. Aromes primaires dans leur jeunesse, puis secondaires et tertiaire en fin de vie du vin. De fleurs et fruits rouges, ils deviennent fruits mûrs- (pruneaux) aux notes suaves, épicées parfois et peuvent même prendre des tonalités plus fauves mêlés à des senteurs de sous-bois et de champignon. A son ultime développement, le vin peut développer un nez iodé, proche de l’eau de cologne, parfois même un parfum de pharmacie sur une couleur ambrée, dépôt

    Le challenge ces dernières années consiste à mettre en évidence les notes primaires de fruits rouges si séduisantes (nos parents et aieux n’utilisaient que la palette des arômes secondaires et tertiaires de vins à maturité.) Les vins, aujourd’hui, sont dégustés, estimés, apréciés de plus en plus töt. La vinification nous permet de nous adapter car le cépage a ce potentiel en lui. Et nous présentons une gamme de sensation de bouquet

    Effluves nectar quintessence